Mercredi 11 novembre 2009
Le festival d'Arts d'Yvré l'Evèque s'est tenu du 07 au
11 novembre à la Mairie et à l'église d'Yvré. Au total 12 artistes de talents on été accueillis dans le cadre de la manifestation, qui depuis 2002, fait découvrir de très belles oeuvres à un public
toujours plus nombreux. Parmis les réussites de cette exposition, on citera les sculptures de granite cerclées de métal, montées ou enchassées sur des poteaux de bois sculptés de
CASTRONOVO. Les chevaux d'ALTHI, grandes peintures en noir et blanc, réalisées avec une grande dextérité et un tracé nerveux et juste, retracent son intéret pour le vivant. Les réalisations de
Le Guillerm présentent un univers emprunt d'originalité et non dénué d'humour. Monstres biscornus surgis de la compilations de matériaux de récupérations, ses sculptures rivalisent
d'imagination.Plus sombres sont les encres de T.LEO, ombres menaçantes, corps inquiétants, loups faméliques peuplent ses toiles sauvages, qui surplombent les céramiques de Régine TEMPLIER -LE GUILLERM, la bonne surprise de cette exposition, dont chaque pièce trahit le talent. Talent qui n'attend pas le nombre des années, si l'on admire les dessins et l'infographisme rélisés par Malika LEGALL, toute jeune yvréenne qui rivalise déjà avec les maîtres du Manga, des jeux en lignes et de la bande dessinée moderne.
L'église est l'écrin pour les véritables joyaux de cette exposition:
les réalisations d'Eric Sanchez, sculptures poétiques, machines improbables, ouvrages de métal, chefs d'oeuvres issus des forges. SANCHEZ nous fait entrer dans son jeu de lumières, jeu de balances
et d'équilibres, et revrée pour notre plaisir des outils qui auraient du exister, si les hommes avaient un peu plus de sensibilité et de rêves. Cet onirisme est renforcé par les montages
photographiques de BOUTRUCHE qui invente pour nous un monde libéré des lois de la pesanteur, un monde rempli de tendresse, de nostalgie et de souvenirs d'enfances. Une superbe représentations
de la vierge en assomption, inspiré des canons classique mais d'une modernité affirmée cependant, veille sur cette superbe exposition.
Réunis dans un cabinet d'amateurs,
les objets rêvent de leur avenir. Ils ne sont encore que des dessins ou des maquettes réalisées par huit étudiants de l'école supérieure des Beaux-Arts au sortir de leur diplôme. Ils deviendront
des oeuvres d'art.